En 2009, pas de chance pour le kiosque du Thabor… La ville décide sa fermeture pour des raisons de sécurité. Trois ans plus tard, le bel édifice va accueillir à nouveau des concerts. Bonne nouvelle pour les aficionados du parc.

Avril 2011, le maire Daniel Delaveau se déplace en personne pour inaugurer le kiosque flambant neuf. A côté de lui se presse les entreprises qui ont participé à cette lourde de rénovation pièce par pièce : les sociétés Crezé, Gamet, l’Art du Bois, Limeul, Joubrel, Heriau et Mainguet. Pour un montant de 460 000 euros, la rénovation est un peu clinquante et n’a pas le charme de la patine d’antan. Mais les Rennais applaudissent bien volontiers l’engagement de la municipalité rennaise en faveur d’un édifice chargé d’histoire.

Sur sa lancée, la ville entend désormais faire vivre son patrimoine de la plus belle des manières. A l’occasion de la prochaine saison estivale, de mai à juin, tous les dimanches, les associations rennaises pourront y organiser des concerts. A défaut de retrouver la musique de salon d’antan, les musiciens joueront du classique, du rap, du jazz, voire du rock… « Toutes les propositions seront les bienvenues afin de mettre en lumière la richesse et la diversité culturelle amateur, » note la dernière publication de la ville. Les associations, y compris les slameurs, les conteurs…, sont invitées à poser leur candidature avant le 1er février 2012.

Pratique : Ville de Rennes, direction générale culture, direction art culture et territoires. BP 3126, 35 031 Rennes cedex. Informations complémentaires au 02 23 62 25 41.

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L’histoire d’un kiosque

Le 20 juillet 185, Jean-Baptiste Martenot, architecte de la Ville, établit un devis (11 000 F) pour un kiosque à musique. Sur terre-plein de 8 mètres de diamètre, le projet en fer et en fonte, avec couverture en bois et zinc, est inspiré du kiosque du Bois de Boulogne.
Quelques semaines plus, le 14 août 1875, la ville opte pour un édifice de forme octogonale, supportée par 8 colonnes légères et surmontée d’une couverture métallique. Il serait construit au parc du Thabor dans l’axe du jardin français et au centre du gazon qui le sépare de l’allée des chênes ».
Mis au courant, Bisch, chef de la musique de l’École d’Artillerie, son collègue de la musique du 41e R.I. et Masson, chef de la musique municipale, contestent l’emplacement retenu et demandent de construire l’ouvrage sur la promenade de la Motte.
Le 22 décembre 1875, le Maire refuse leur proposition et autorise Martenot à construire le kiosque en portant son diamètre de 8 à 9 mètres (sans augmentation de prix). Les travaux avancent très lentement en raison de nombreux retards et de factures impayées. Quatre ans plus tard, le kiosque sera achevé à la fin 1879 en prévision du concours de musique du 15 au 16 mai 1880. La qualité acoustique du kiosque sera reconnue par les chefs de musique et les membres du jury du concours national de musique de 1880.

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