Le féminin dans l’Eglise

Le féminin dans l’Eglise, 5 novembre 2015 20:30, Sabot d’Or

Les recherches de Marion Lucas portent sur la liberté de la femme dans l’œuvre d’Édith Stein, philosophe allemande juive convertie au catholicisme, devenue religieuse carmélite et tuée à Auschwitz en 1942, canonisée par Jean Paul II en octobre 1998, sous le nom de Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix.
Le féminisme contemporain a initialement encouragé un exister féminin calqué sur le mode d’être masculin. En effet, les femmes se sont, dans les années soixante-dix, penchées attentivement sur le masculin. A partir de ces savantes spéculations, la femme a été progressivement conduite à développer des aptitudes et qualités qui ne sont pas forcément spécifiques à sa nature de femme, à sa spécificité, et il semble parfois que cela la mène malgré elle à atrophier son être propre, à diminuer ses qualités particulières et ainsi à entraver sa liberté, voire à l’abandonner.
En effet, mener son existence, lorsque l’on est une femme, à partir de ce que l’on connaît et comprend du masculin, c’est passer outre la connaissance du féminin et s’en dispenser. Cela revient, en quelque sorte, à priver l’intelligence féminine de ce dont elle a besoin et à mésuser de la volonté qui se trouve désorientée ou mal orientée. Or, plus la femme connaîtra ce de quoi elle est faite, ce pour quoi elle est faite et enfin ce par quoi elle est, plus elle pourra vivre librement, autrement dit dans le sens de son être.
Cette sorte de libération de la femme trouve dans l’enseignement de l’Église un écho qui nous pousse à nous interroger aujourd’hui : un féminisme catholique est-il possible ?

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