Concert de Julie Prola, soprano et Manuel Vieillard, piano

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Concert de Julie Prola, soprano et Manuel Vieillard, piano, 29 septembre 2016 12:30, Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris

« La musique des mots »

Après l’apparition du lied, dont les fondements ont été posés par Schubert au début du XIXe siècle, des compositeurs comme Schumann ou Mendelssohn se sont efforcés de perpétuer ce genre en Allemagne. C’est dans cette lignée que se situent Brahms ainsi que Wolf, deux des derniers représentants du lied romantique. Nourris par l’explosion artistique du XIXe siècle, ils composent à leur époque quelques-uns des plus beaux lieder.
Quelques décennies plus tard s’opère une transformation de la conception « classique » du lied, grâce notamment aux compositions de Strauss, Mahler ou de la seconde école de Vienne qui s’affranchissent peu à peu de la tonalité et de la mélodie. De jeunes compositeurs comme Zemlinsky (héritier direct de Strauss ou Mahler, compositeur post-romantique expressionniste) puis Ullman s’approprient ce nouveau langage pour en tirer d’originales compositions. Malheureusement trop peu jouées, elles témoignent pourtant d’un grand savoir-faire et d’une inventivité de tous les instants, qui permettent de rendre toute l’atmosphère des poèmes qu’elles illuminent. La dernière œuvre provient également de cette descendance si riche qu’est le lied allemand, mais contemporaine cette fois, et preuve que ce genre n’est pas prêt de s’éteindre…

Franz Schubert (1797 – 1828)
Ganymed sur un poème de Johann Wolfgang Goethe | 1817

Johannes Brahms (1833 – 1897)
Zigeunerlieder, op. 103 sur des poèmes traduits par Hugo Conrat | 1887 – 1888
1. He, Zigeuner, greife in die Saiten (Hé, tzigane, fais résonner les cordes !)
2. Hochgetürmte Rimaflut (Flot de la Rima qui se dresse haut)
3. Wißt ihr, wann mein Kindchen (Savez-vous, quand mon petit enfant)
4. Lieber Gott, du weißt (Cher Dieu, tu sais)
5. Brauner Bursche führt zum Tanze (Le garçon brun conduit à la danse)
6. Röslein dreie in der Reihe (Trois petites roses dans la rangée)
7. Kommt dir manchmal in den Sinn (Est-ce que parfois il te vient à l’esprit)
8. Rote Abendwolken ziehn (Les nuages rouges du soir traînent)

Richard Strauss (1864 – 1949)
Blindenklage (Complainte de l’aveugle), op. 56 n°2 sur un poème de Karl Henckell | 1903 – 1906
Das Rosenband (La guirlande de roses), op. 36 n°1 sur un poème de Friedrich Gottlieb Klopstock | 1897

Alexander von Zemlinsky (1871 – 1942)
Das Rosenband (La guirlande de roses), op. 90 n°1 sur un poème de Friedrich Gottlieb Klopstock | 1890

Alexander von Zemlinsky (1871 – 1942)
Liebe und Frühling (Amour et printemps) sur un poème d’August Heinrich Hoffmann von Fallersleben | 1889 – 1890

Viktor Ullmann (1898 – 1944)
6 Lieder, op. 17 sur des poèmes d’Albert Steffen | 1937
An Himmelfahrt (A l’ascension)
3 Blumen (Trois fleurs)
Dreierlei Schutzgeister (Trois sortes d’esprits tutélaires)
Es schleppt mein Schuh (Ma chaussure se traîne)
Wie ist die Nacht (Comme la nuit est)
Aus dem Hauschen in den Garten (Dans la petite maison du jardin)

Wolfgang Rihm (Né en 1952)
Drei Hölderlin-Gedichte | 2004
Abbitte (Expiation)
Halfte des Lebens (Moitié de la vie)
An Zimmern (Aux chambres)

Concert de Julie Prola, soprano et Manuel Vieillard, piano was last modified: septembre 29th, 2016 by Festivals 2016
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