Boycott de la fête de la musique au Capitole de Toulouse

facebook_event_1122096884478088

Boycott de la fête de la musique au Capitole de Toulouse, 3 mai 2016 13:30, Toulouse, Place Du Capitole

La ville de Toulouse veut une ville culturellement morte, alors donnons leur satisfaction, prenons tous des places pour cet événement auquel nous ne nous rendrons pas.
En signe de protestation aussi d’une manière plus générale avec la gestion de la Culture par la Ville de Toulouse, nous vous donnons rendez-vous le 3 mai pour réserver vos places pour cet événement.
Invitez tous vos amis qui veulent protester, ça peut aller vite.

Communiqué de presse :
Jeudi dernier, la mairie de Toulouse annonçait son dispositif pour la fête de la musique place du Capitole, qui cette année, sera retransmise sur France 2 et TV5 Monde.
C’est avec étonnement que nous avons appris que cet événement populaire, convivial et ouvert à tous serait en fait sélectif et discriminant.

La mairie précise en effet sur son site Internet : “Pour assister au concert, il faudra s’inscrire en ligne, gratuitement, via une plateforme de billetterie. (…) L’inscription pourra être réalisée en réservant 2 pass maximum par personne. Les places seront attribuées par ordre de connexion et dans la limite des places disponibles. (…) Ces places seront strictement nominatives et ne pourront en aucun cas être échangées ou cédées.”

Tout d’abord, devoir s’inscrire va à l’encontre de l’esprit de cette fête où chacun doit pouvoir circuler au gré de la foule pour découvrir les nombreux artistes qui peuplent les rues. Par circuler, nous entendons “aller et venir”. Ce dispositif ne le permet pas. Si l’argument de la sécurité est entendable, nous imaginons qu’il existe de nombreux dispositifs qui permettent de filtrer le public sans avoir à délivrer un pass. D’autant qu’avec les nombreuses caméras de sécurité plébiscitées et installées par la mairie, nous nous sentons en pleine confiance. Rappelons tout de même que les dernières années, les fêtes de la musique co-organisées avec France2 à Marseille, Montpellier et Nice ont toutes été en accès libre; y compris donc, l’édition d’après les attentats de Charlie Hebdo.
Nous remettons aussi en doute la transparence de la sélection de la distribution des pass. “Premier arrivé, premier servi” est une belle astuce pour refuser tout un tas de personnes sans avoir vraiment à se justifier. Gageons que l’équipe de la communication numérique de la ville avait même prévu un super jeu-concours pour faire gagner des places… Nous ne savons pas vraiment, mais nous pouvons tout imaginer.
Discriminant aussi, car la fête de la musique se veut aussi être une fête familiale et accessible. Quid de la possibilité d’un parent isolé qui voudrait amener ses deux enfants à cette belle fête, d’une famille avec trois enfants ou d’une personne précaire qui n’aurait pas accès à Internet ?
Pour toutes ces raisons, nous demandons à Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, de retirer son dispositif d’accréditation pour accéder à la place du Capitole ce soir-là.

Mais notre bataille va plus loin. Cette annonce de la fête de la musique a été “la goutte d’eau”. A l’heure où l’équipe municipale nous a démontré à de maintes reprises que la culture était pour eux une variable d’ajustement budgétaire (disparition petit à petit de La Dynamo, suppression d’un jour de festival pour Rio Loco, abandon de projets tels que La Maison de l’Image à la Reynerie ou la Cité de la Danse à La Grave, ou encore dernièrement la suspension de la subvention du WOPS!, et tant d’autres encore…) nous nous interrogeons sur la pertinence de l’accueil d’un tel événement. Quel coût pour la ville d’accueillir “une trentaine d’artistes d’envergure nationale et internationale” quand on sait que la scène locale toulousaine regorge de pépites, sûrement bien moins gourmandes en finances? Nous connaissons le goût prononcé de M. Brasilès (élu en charge de “Fêtes et événements”) pour le bling-bling et nous savons qu’il a remporté son bras de fer face à M. Mounier (Directeur de Cabinet) quant à l’organisation de cet événement. Sachant que M. Brasilès était déjà aux commandes de la suppression de la programmation (déjà définie) de la fête de la musique 2014 avec une soirée 100% toulousaine. Mais la mégalomanie d’un seul homme doit-elle coûter autant à la scène locale ? Nous pensons que non.
Cette soirée peut effectivement être un magnifique tremplin pour de nombreux artistes qui le méritent et c’est ce que nous souhaitons.
Alors nous invitons aussi l’équipe municipale à réfléchir de concert avec France2 pour une mise en avant de la scène locale et émergente à laquelle nous tenons tant.
Tant que nous n’aurons pas ces garanties de la part de la mairie de Toulouse, nous maintiendrons notre appel au boycott par l’action.

Le collectif “Culture à Toulouse, vite reviens !”

Boycott de la fête de la musique au Capitole de Toulouse was last modified: avril 24th, 2016 by Unidivers Mag
@Culture à Toulouse, vite reviens Toulouse