Adam Green + Adam Green’s Aladdin

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Adam Green + Adam Green’s Aladdin, 25 octobre 2016 20:30, Stereolux

ADAM GREEN (USA)
Il a des airs de clown triste que l’on devine fragile, lunaire, un brin déglingué ; un charisme incontestable, un talent de composition qui en fait une des personnalités les plus en vue de la scène antifolk East Coast ; un côté touche-à-tout – il est également plasticien et cinéaste en mode DIY – qui confirme une étrangeté assumée. Le New-Yorkais Adam Green a d’abord exercé au sein de Moldy Peaches (à qui l’on doit la B.O. de l’épatant Juno) avant d’enchaîner les albums en solo – puis une pause de quelques années, seulement ponctuée par un album en commun avec Binki Shapiro.

L’inspiration (l’envie ?) lui revient récemment, quand il décide de réaliser sa version d’Aladdin, avec trois fois rien et quelques potes qui comptent parmi la coterie folk new-yorkaise (Devendra Banhart, Zoë Kravitz…), et dont il compose – on s’en serait douté – la B.O. C’est toute la poésie naïve, colorée et un peu foutraque du personnage qui crève l’écran en même temps qu’elle sollicite agréablement le canal auditif : le Pierrot lunaire est un mélodiste tendre, un songwriter racé, un artiste qui a su grandir en conservant une part de la magie de l’enfance – celle-là même qui est contenue dans la lampe du génie.

ADAM GREEN’S ALADDIN (USA)
Pour son deuxième film à la réalisation, Adam Green est de retour avec une adaptation haute en couleur et moderne du conte classique d’Aladdin. Dans ce film parfaitement loufoque et bariolé, aux confins de l’art brut et de la fête de fin d’année scolaire, la fameuse lampe est une imprimante 3D, Aladdin un chanteur à la ramasse et son père, un transsexuel. On y croise des manifestants post-modernes, une princesse nymphomane vedette d’un reality show virtuel, un sultan ubuesque et divers godemichés !

Dans le rôle-titre, Adam Green use de sa présence d’enfant terrible à voix de crooner décalé, entouré d’une bande de potes où l’on reconnaît Macaulay Culkin (ex-enfant star), Har Mar Superstar, Devendra Banhart, Rodrigo Amarante et Binki Shapiro.

Une fantaisie cartoonesque avec décors en carton-pâte et accessoires en papier-mâché qui devient une épopée absurde et fantasque, aux tendances psychédéliques.

Le film sera diffusé en première partie de soirée, avant le concert d’Adam Green.

Adam Green + Adam Green’s Aladdin was last modified: août 7th, 2016 by Nantes
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